Du 8 au 11 juin, des astronomes de partout au Canada se sont réunis au campus MIL de l’Université de Montréal à l’occasion du congrès annuel de 2026 de la Société canadienne d’astronomie (CASCA).
Organisé cette année par l’UdeM sous le thème « MIL-ion Futures of Astrophysics », le congrès a réuni pendant quatre jours des chercheurs et chercheuses, des étudiants et étudiantes et des professionnels et professionnelles de l’astronomie autour de présentations scientifiques, d’affiches, d’ateliers et de discussions couvrant presque tous les domaines de l’astronomie moderne — des exoplanètes et des étoiles aux galaxies, aux trous noirs, aux ondes gravitationnelles et à la prochaine génération d’observatoires astronomiques.

Membres du comité local d’organisation de la CASCA 2026. Rangée du haut, de gauche à droite : Sacha Perry-Fagant, Anabel Tan, Mathieu Marquis, Julie Hlavacek-Larrondo, Charles-Antoine Parent, Érika Le Bourdais, Neil Cook, Olivia Pereira, Marek Detière-Venkatesh, Emma Pimentel, Benjamin Vigneron. Rangée du bas, de gauche à droite : Rafael Daignault, Nathalie Ouellette, Frédérique Baron, René Doyon, Auriane Thilloy, Darya Daniels, Danika Belzile, Viplav Nafade.
L’UdeM et l’Institut Trottier de recherche sur les exoplanètes (IREx) ont également joué un rôle de premier plan dans les coulisses de l’événement. Le comité local d’organisation était présidé par Frédérique Baron, de l’IREx, avec Julie Hlavacek-Larrondo, le directeur de l’IREx, René Doyon, et la directrice adjointe de l’IREx, Nathalie Ouellette, à titre de coprésidents, aux côtés de nombreux autres membres des communautés de l’UdeM et de l’IREx. Les chercheurs et chercheuses de l’UdeM étaient également bien représentés au sein du comité scientifique d’organisation.
Tout au long du congrès, les chercheurs et chercheuses de l’UdeM et de l’IREx ont présenté leurs travaux dans une grande variété de domaines, avec une présence particulièrement marquée de la communauté des exoplanètes.
Lors de la première séance consacrée aux exoplanètes, Thomas Vandal a présenté de nouvelles observations réalisées avec le télescope spatial James Webb (JWST) afin d’étudier à quelle fréquence les naines brunes les plus froides ont des compagnons, Amélie Gressier a présenté un nouvel atlas des atmosphères de sous-Neptunes observées avec le JWST, tandis que Romain Allart a dressé le bilan de trois années de caractérisation des atmosphères d’exoplanètes avec NIRPS. Sa présentation a mis en lumière des résultats allant de l’échappement atmosphérique à la composition des Neptunes chaudes et des Jupiters chaudes, tout en montrant comment NIRPS contribue à préparer les astronomes à l’utilisation d’instruments comme ANDES sur le Extremely Large Telescope.

Des participants et participantes à la CASCA 2026 parcourent les rangées d’affiches scientifiques pendant l’une des séances d’affiches. Crédit: Amélie Philibert
Lors de la deuxième séance consacrée aux exoplanètes, Alexandrine L’Heureux, doctorante à l’IREx, a présenté ses travaux visant à extraire les minuscules signaux de vitesse radiale des sept planètes du système TRAPPIST-1 à l’aide de SPIRou et de NIRPS.
La présence de l’UdeM s’est étendue bien au-delà des exoplanètes. Leslie Moranta a présenté ses travaux sur les taux de rotation de jeunes amas stellaires récemment identifiés, tandis que d’autres chercheurs et chercheuses de l’UdeM ont donné des présentations sur des sujets comme l’intelligence artificielle et les lentilles gravitationnelles fortes, les trous noirs supermassifs et l’instrumentation astronomique de prochaine génération. Par exemple, Gabriel Missael Barco a présenté des travaux utilisant des modèles informatiques pour étudier des galaxies lointaines déformées par des lentilles gravitationnelles ainsi que la distribution de la matière à l’origine de ces effets.
Les chercheurs et chercheuses de l’UdeM et de l’IREx étaient tout aussi présents lors des séances d’affiches du congrès. Parmi leurs contributions figuraient les observations de Samuel Boucher avec le JWST visant à cartographier l’atmosphère de la planète rocheuse à période ultracourte TOI-561 b, les travaux de Salma Salhi utilisant l’apprentissage automatique pour corriger le bruit dans les spectres d’exoplanètes obtenus avec JWST/NIRISS, ainsi que l’application de techniques d’apprentissage automatique par Guillaume Payeur à l’étude de galaxies soumises à des effets de lentille gravitationnelle. D’autres affiches de l’UdeM portaient sur des sujets allant des vents stellaires et de l’évolution des galaxies à l’instrumentation astronomique.
Le programme a également donné à la communauté l’occasion de discuter de l’avenir de l’astronomie canadienne, notamment lors de séances plénières consacrées au JWST, à l’Observatoire Gemini, au télescope Canada France Hawaii, à l’Observatoire ALMA, au ngVLA, au SKAO et à la mission CASTOR, ainsi qu’à la prochaine génération de très grands télescopes optiques.

Frédérique Baron, de l’IREx, anime une discussion lors de la CASCA 2026 sur l’état de l’astronomie au Canada et au Québec. Crédit : Amélie Philibert.
Le congrès a également mis en valeur l’importance de communiquer l’astronomie au-delà de la communauté scientifique. Frédérique Baron, de l’IREx, a animé une discussion dans le cadre de la séance du congrès consacrée à l’éducation et à la communication scientifique.
Le mardi soir, Nathalie Ouellette, directrice adjointe de l’IREx et de l’Observatoire du Mont-Mégantic, a présenté la conférence publique du congrès. Sa présentation a exploré la façon dont JWST transforme notre compréhension des premières galaxies et des galaxies étonnamment massives découvertes dans le jeune Univers. Un enregistrement de sa conférence est disponible sur la chaîne YouTube de l’IREx.
La CASCA 2026 a également accueilli des membres du personnel enseignant au campus MIL pour une journée de formation pour le personnel de l’education, dirigée par Julie Bolduc-Duval, directrice d’À la découverte de l’Univers, et consacrée à l’intégration de l’astronomie et des sciences en classe. Le programme combinait des présentations sur l’astronomie canadienne, les exoplanètes et JWST avec des ressources pédagogiques, notamment une activité dirigée par Alexandrine L’Heureux, doctorante à l’IREx, au cours de laquelle les participants et participantes ont simulé le processus de sélection d’une exoplanète et de préparation d’une demande de temps d’observation avec JWST.

Nathalie Ouellette, directrice adjointe de l’IREx, présente lors de la journée de formation du personnel enseignant de la CASCA 2026. Crédit : Amélie Philibert.
Au-delà des présentations et des affiches, la CASCA 2026 a été l’occasion de rassembler la communauté astronomique canadienne à Montréal. Les activités comprenaient une réception de bienvenue au Planétarium de Montréal, un banquet dans le Vieux-Montréal, des séances d’affiches ainsi que des discussions sur des sujets allant des partenariats de recherche avec les communautés autochtones à l’avenir des grandes installations astronomiques canadiennes.
Le congrès a également offert des occasions d’apprentissage et de perfectionnement professionnel en marge du programme scientifique principal. Le 8 juin, avant le début officiel de la CASCA 2026, des étudiants et étudiantes aux cycles supérieurs se sont réunis au campus MIL pour un atelier destiné aux étudiants et étudiantes aux cycles supérieurs, leur offrant un espace privilégié pour échanger et participer à des activités adaptées aux astronomes en début de carrière.
Et les échanges scientifiques se sont poursuivis après la fin de la CASCA. Le 12 juin, le campus MIL a accueilli l’Atelier canadien sur l’instrumentation astronomique, réunissant des astronomes et des ingénieurs et ingénieures s’intéressant aux technologies qui sous-tendent les installations astronomiques actuelles et futures. Cet atelier s’inscrivait dans la continuité d’une initiative canadienne visant à mettre en valeur l’expertise et les contributions du pays en instrumentation astronomique et à favoriser les liens entre les chercheurs, chercheuses, ingénieurs et ingénieures travaillant sur des projets d’instrumentation.
Pour l’UdeM et l’IREx, accueillir la CASCA 2026 a été à la fois l’occasion de recevoir des collègues de partout au pays au campus MIL et de mettre en valeur l’étendue des recherches en astronomie menées à Montréal : des atmosphères de mondes proches aux étoiles, aux galaxies et aux plus grandes structures de l’Univers.
Les chercheurs et chercheuses de l’Université de Montréal et de l’Institut Trottier de recherche sur les exoplanètes ont contribué à l’ensemble du programme de la CASCA 2026 par des présentations, des affiches et des discussions.
Parmi les commanditaires de la CASCA 2026 figuraient le Département de physique de l’Université de Montréal, Espace pour la vie, Sidrat Research, la Fédération des astronomes amateurs du Québec (FAAQ), le Dunlap Institute for Astronomy & Astrophysics de l’Université de Toronto, le Trottier Space Institute de l’Université McGill, le Télescope Canada-France-Hawaï (TCFH), la Société royale d’astronomie du Canada (RASC), le Club d’astronomie Mont-Tremblant, l’Observatoire W. M. Keck, l’Observatoire Gemini, CanDIAPL, Honeywell, l’Université Bishop’s, ABB et les Fonds de recherche du Québec.