2025

Entrevue avec nos stagiaires d’été 2025

Notre cohorte de stagiaires d'été 2025. Crédit : M-E Naud.
Notre cohorte de stagiaires d'été 2025. Crédit : M-E Naud.

Un autre été riche en découvertes se termine! Comme chaque année, nous avons eu le plaisir d’accueillir un groupe d’étudiantes et d’étudiants de premier cycle de partout au Canada, enthousiastes et curieux, qui ont contribué à nos projets de recherche pendant plusieurs semaines. Le 21 août dernier, ils et elles ont présenté le fruit de leur travail lors de notre journée de présentations finales, devant toute l’équipe réunie au campus MIL, de même que plusieurs de nos donateurs.

Dans les courtes entrevues ci-dessous, découvrez ce que  Samuel Boucher, Ali Cachero, Amélie Chiasson David, Sean Collins, Katrina Jabs, Kaiwen Chen, Charles Lafontaine, Antony Linares, Tekaronhiakanere Maracle, Joliane Nadeau, Charles-Antoine Parent, Livia Poliquin, Enola Quenet, Alexandra Rochon, Alexis Roy, Andrea Vu, Ikram Beghdadi et Danika Belzile ont retenu de leur expérience à l’IREx.

Samuel Boucher

Stagiaire de l’Université de Montréal qui a travaillé avec Lisa Dang à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Pendant mon stage, j’ai cartographié l’émission thermique d’une planète de lave à l’aide d’observations infrarouges de la variation de luminosité du système lors de plusieurs orbites consécutives (chacune incluant un transit et une éclipse secondaire). Cette planète légèrement plus grande que la Terre entre dans la catégorie des super-Terres à période ultra-courte, et la distance la séparant de son étoile est environ 37 fois moins que celle séparant Mercure et le Soleil. Sa température est donc extrême, assez pour que son côté jour permanent puisse potentiellement abriter un océan de magma.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Des observations précédentes avaient révélé que cette cible a une densité anormalement peu élevée, ce qui pourrait être expliqué par différents scénarios comme la présence d’une atmosphère. Ce scénario semble toutefois improbable, puisque toute enveloppe gazeuse devrait s’être graduellement échappée dans l’espace en raison de la forte irradiation provenant de l’étoile. Notre équipe, une collaboration internationale, tente donc de vérifier sa présence et, si on la trouve, de l’expliquer.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

Je ne peux malheureusement pas partager de résultats pour le moment, puisque l’étude est toujours en cours. Cependant, mon analyse de la courbe de phase a été utile à l’équipe, qui s’attarde entre autres à tester différents modèles pour expliquer les données. La collaboration devrait d’ailleurs bientôt publier ses premiers résultats, et ceux découlant de mon travail devraient éventuellement suivre.

Qu’as-tu appris cet été?

J’ai appris à inférer la distribution de chaleur et la réflectivité d’une exoplanète en utilisant des courbes de phase. Pour y arriver, je me suis familiarisé avec différents outils Python comme Batman, celerite et emcee. Ceci était ma première expérience de recherche utilisant la méthode MCMC et des données de l’instrument NIRSpec. En résumé, je dirais que mon expérience m’a grandement aidé à améliorer mes habiletés en programmation et à approfondir mes connaissances et ma compréhension de l’analyse de données dans le contexte de la recherche sur les exoplanètes.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Le défi principal était d’apprendre les méthodes permettant d’étudier les courbes de phase, puisque j’avais seulement effectué de la photométrie (sans dépendance temporelle) dans le passé. Plus spécifiquement, je dirais que le plus gros défi technique était d’isoler la contribution de la planète au signal en retirant le bruit corrélé lié à l’instrument, à l’étoile, et possiblement à d’autres contaminants.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

J’ai vraiment aimé apprendre une tonne d’informations utiles en lien avec ce domaine de recherche lors de la formation accélérée offerte au début de l’été par le professeur Jason Rowe. Celle-ci a grandement aidé à ma compréhension et a permis de briser la glace avec les autres stagiaires. J’ai également eu la chance de rencontrer des collaborateurs à plusieurs reprises, ce qui constitue ma partie favorite du stage. En effet, cela m’a permis de me sentir encore plus impliqué dans le projet, et il s’agissait d’une immersion enrichissante dans le monde de la recherche.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Il est possible que je continue à travailler sur ce projet à temps partiel durant la prochaine session. De plus, je devrais obtenir mon baccalauréat en maths et physique à la fin de l’année scolaire 2025-2026, et je planifie débuter un programme de maîtrise par la suite. Je considérais plusieurs domaines de recherche avant l’été, mais cette expérience à l’IREx a certainement confirmé mon intérêt à poursuivre la recherche sur les exoplanètes. Si je continue effectivement dans ce domaine l’an prochain, il est clair que mon stage m’aura parfaitement préparé!

Ali Cachero

Stagiaire Trottier de McGill University qui a travaillé avec Björn Benneke à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Pour étudier la composition atmosphérique des exoplanètes, nous utilisons la spectroscopie. Deux types existent: à haute résolution à partir de télescopes au sol ou à basse résolution à partir de télescopes spatiaux. Ces deux types ont leurs avantages et leurs inconvénients, et la norme consiste à utiliser l’une ou l’autre pour une étude atmosphérique donnée. Cet été, j’ai cherché à combiner la spectroscopie haute et basse résolution et j’ai découvert que l’association des deux dans l’analyse est un moyen puissant d’obtenir des contraintes plus strictes sur les espèces moléculaires et la structure thermique de l’atmosphère d’une exoplanète.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Il était vraiment intéressant d’approfondir les détails de la spectroscopie haute et basse résolution et de me familiariser avec leurs processus individuels, même s’ils ont le même objectif final. L’analyse statistique qui transforme les données brutes de spectroscopie en résultats atmosphériques tangibles peut être très complexe et difficile à comprendre, mais j’ai l’impression d’avoir acquis une perspective unique sur l’ensemble du processus en apprenant ces techniques simultanément.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

J’ai été ravie de découvrir que la combinaison de la spectroscopie haute et basse résolution était très efficace pour mieux déterminer la composition atmosphérique. Ces deux techniques ont chacune leurs points forts là où l’autre a ses faiblesses, donc les utiliser ensemble s’est avéré très utile pour combler les lacunes auxquelles nous sommes généralement confrontés lorsque nous n’en utilisons qu’une seule.

Qu’as-tu appris cet été?

J’ai beaucoup appris sur les sciences atmosphériques en dehors du cas particulier de la Terre, et j’ai pu découvrir la diversité des conditions atmosphériques des populations d’exoplanètes grâce à mon projet et en apprenant plus sur les autres travaux menés au sein de l’IREx. Cela m’a menée à remettre en question mes connaissances en physique et en chimie, et à réfléchir aux processus universels à toutes les planètes de l’Univers par opposition aux phénomènes qui rendent une planète unique.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Je n’avais pas beaucoup d’expérience en programmation avant cet été, et je me suis soudainement retrouvé à devoir travailler avec cet énorme code (SCARLET, développé par le professeur Björn Benneke et son équipe) qui comportait tellement d’éléments mobiles et de petits détails. SCARLET peut traiter individuellement des analyses à basse ou haute résolution, mais je devais effectuer certaines modifications avant de pouvoir lancer ma recherche conjointe. Cela m’a poussée à faire preuve d’une créativité dont je n’avais jamais pu exploiter auparavant.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

Au-delà du projet, ce stage m’a permis de me familiariser avec le domaine de la recherche sur les exoplanètes. L’Institut organise régulièrement des événements internes au cours desquels les recherches en cours sont présentées et discutées de manière informelle. La possibilité de nouer facilement des contacts et de collaborer avec d’autres membres de la communauté des exoplanètes m’a été très utile pour mes recherches, et les échanges avec des chercheurs plus expérimentés ont été très inspirants. J’ai également eu la chance de visiter l’Observatoire du Mont-Mégantic, qui était tout simplement génial et m’a permis de découvrir l’aspect instrumental de ce domaine.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Je poursuis mes études en physique et en géophysique à l’Université McGill tout en continuant à travailler avec le professeur Benneke et son groupe sur ce projet. Cet été, j’ai fait mes premiers pas dans le domaine de la recherche et j’ai vraiment découvert une passion pour ce domaine. J’ai l’intention de rechercher diverses opportunités de recherche à la fin de mes études de premier cycle. Ce stage m’a aidé à élargir mon réseau au-delà de mon université et a renforcé mon intérêt pour l’astrophysique.

Amélie Chiasson David

Stagiaire Trottier de McGill University qui a travaillé avec Jonathan Gagné au Planétarium d’Espace pour la vie/Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Le sujet de mon stage consistait à utiliser des méthodes statistiques pour estimer les masses d’objets célestes, dans le but d’identifier des objets de masse planétaire dans la base de données MOCA (Montreal Open Clusters and Associations), compilée par mon superviseur Jonathan Gagné. À partir des données connues sur la température et l’âge des objets, j’ai exploité un modèle théorique pour obtenir une distribution finale des masses les plus probables pour chacun.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

J’ai aimé devoir trouver les bonnes méthodes statistiques à appliquer dans le cadre du modèle que j’utilisais pour mes calculs. Passer d’idées griffonnées sur papier à leur mise en œuvre dans un logiciel de programmation a été la partie la plus satisfaisante (surtout quand ça fonctionnait !). C’était aussi très intéressant d’en apprendre davantage sur les objets de masse planétaire (aussi appelés « planémos ») et les naines brunes, un domaine que je ne connaissais pas du tout avant de rejoindre l’IREx.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

Le résultat le plus important est arrivé à la fin, lorsque j’ai produit un graphique montrant qu’une vingtaine de nouveaux planémos ont été identifiés dans la base de données. Ces objets étaient possiblement considérés comme appartenant à une autre catégorie, mais après avoir recalculé leur masse avec ma méthode, on confirme leur appartenance à la catégorie des planémos. Cela est important pour ceux et celles qui souhaitent mener des études statistiques ou atmosphériques sur ces objets, ou encore qui veulent demander du temps de télescope pour les observer !

Qu’as-tu appris cet été?

C’était la première fois que je travaillais avec une base de données, ce qui nécessitait de connaître le langage SQL. Ce n’était pas trop fastidieux, mais je pense que c’est une compétence très utile à avoir lorsqu’il s’agit de gérer et d’organiser des données. J’ai également beaucoup développé mes compétences en programmation Python, en particulier dans l’application de méthodes statistiques, puisque tous mes codes ont été réalisés à partir de zéro, en exploitant uniquement quelques bibliothèques.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

C’est un peu ce à quoi je faisais allusion plus tôt concernant le choix des méthodes statistiques et comment les faire fonctionner dans mes calculs. Il était parfois difficile de visualiser ce qui se passait réellement pendant la programmation et de savoir si mon code faisait bien ce qu’il devait faire. Cependant, le fait d’écrire mes idées sur papier m’a beaucoup aidée, et finalement tout a fini par s’emboîter.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

J’ai beaucoup apprécié de mettre en pratique mes connaissances en Python et de développer mon propre code, que j’ai ensuite pu mettre en ligne sur la plateforme GitHub. J’ai aussi vraiment aimé rencontrer de nouvelles personnes et découvrir une communauté chaleureuse de chercheurs et chercheuses passionnés par leur travail. La visite de l’Observatoire du Mont-Mégantic a également été un moment fort, car elle m’a permis d’en apprendre davantage sur l’instrumentation, un aspect que l’on ne retrouve pas vraiment dans les cours universitaires.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Mes projets pour l’avenir sont de poursuivre en astrophysique, possiblement dans la modélisation et l’étude de la dynamique des fluides dans les systèmes exoplanétaires et/ou stellaires. Je prévois de postuler à des programmes de maîtrise ou de doctorat en astrophysique, au Canada et à l’étranger. Je pense que l’IREx m’a offert une excellente occasion de découvrir ce que signifie être chercheur et d’acquérir de l’expérience en collaboration, en communication et en programmation, des qualités qui me seront, à mon avis, très utiles pour mes futures études graduées.

Sean Collins

Stagiaire Trottier de University of British Columbia qui a travaillé avec Nicolas Cowan à McGill University

Sur quoi portait ton stage?

Cet été, je me suis concentré sur l’étude de l’une des planètes les plus extrêmes de la nature : LTT 9779 b. En tant que Neptune ultra-chaude orbitant très près de son étoile hôte, son atmosphère aurait dû être perdue depuis longtemps. Grâce aux observations du télescope spatial James Webb (JWST), j’ai étudié la structure longitudinale de la planète afin de mieux comprendre comment elle conserve son atmosphère. De plus, j’ai travaillé sur un projet secondaire visant à confirmer un candidat planétaire et à rechercher des preuves de la présence d’autres corps dans son système.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Il était fascinant de prendre des données brutes prises par un télescope et de les transformer en une compréhension plus approfondie de cette planète. J’ai été aux premières loges pour constater comment la caractérisation des exoplanètes exploite des instruments à la pointe de la technologie et des modèles théoriques pour révéler la nature des mondes lointains. Vivre ce processus m’a permis de mieux apprécier la manière dont nous relions les observations à la théorie pour comprendre le cosmos.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

Grâce aux observations du JWST, j’ai créé une carte de la température longitudinale de LTT 9779 b. J’ai constaté que la planète est extrêmement inefficace pour redistribuer la chaleur vers sa face nocturne, ce qui conduit probablement aux asymétries chimiques observées autour de la planète. Mon analyse a également suggéré des vitesses de vent exceptionnellement faibles, ce qui pourrait indiquer l’influence d’un champ magnétique. Ce travail a abouti à la co-rédaction d’un article, m’offrant une opportunité unique de contribuer à la compréhension globale de la science des exoplanètes.

Qu’as-tu appris cet été?

Cet été, j’ai acquis une compréhension plus approfondie des bilans énergétiques planétaires, c’est-à-dire la manière dont l’équilibre entre l’énergie absorbée et l’énergie émise révèle les propriétés physiques d’une planète. Au-delà de la science, j’ai découvert la communauté des exoplanètes grâce aux réunions de groupe, aux conférences et à un colloque à Montréal. Ces expériences m’ont montré que la science est fondamentalement collaborative et que, dans la recherche sur les exoplanètes en particulier, les progrès dépendent d’un travail étroit avec les autres.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Mon plus grand défi a été d’apprendre à traduire mes résultats en un texte scientifique clair et concis. J’ai également découvert à quel point la recherche peut être non linéaire, avec des projets secondaires et des changements inattendus qui influencent la direction de mon travail. Bien que mon stage se soit déroulé de manière assez différente de ce que j’avais initialement imaginé, j’en suis venu à considérer cela comme une force du processus de recherche. Apprendre à m’adapter et à rester flexible a été un défi, mais aussi une partie enrichissante de l’expérience.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

Ce que j’ai le plus apprécié dans mon stage, c’est de faire partie de la communauté des exoplanètes. Grâce aux réunions de groupe, aux discussions et à un colloque, j’ai pu voir directement comment la collaboration et le partage d’idées font progresser la recherche. En même temps, j’ai aimé le frisson de la découverte. Transformer des données brutes du télescope en nouvelles connaissances sur une planète aux limites de notre compréhension a rendu l’expérience à la fois intellectuellement stimulante et personnellement enrichissante.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Je postulerai aux études supérieures à l’automne 2025. Après ma formidable expérience avec l’IREx, mon objectif sera de rester au sein de la communauté des exoplanètes pour mes études supérieures. À court terme, je prolongerai mes recherches de l’été dans le cadre d’un mémoire de fin d’études pour l’année scolaire à venir.

Katrina Jabs

Stagiaire Trottier de l’University of Calgary qui a travaillé avec René Doyon & Alexandrine L’Heureux à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Mon stage portait sur l’amélioration des mesures de température effective des étoiles de type naines M à l’aide de la spectroscopie à haute résolution.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Les spectres des naines M (les étoiles les plus froides) sont complexes, car ils sont dominés par des raies moléculaires denses. Cependant, comme les naines M sont les principales hôtes connues d’exoplanètes, il est important d’améliorer les méthodes spectroscopiques pour déterminer leur température. Le programme que j’ai utilisé pour le calcul de la température n’avait été appliqué précédemment qu’aux données de l’instrument SPIRou, en utilisant des groupes de 20 raies sur l’ensemble du spectre. Lorsqu’on a utilisé le même programme pour des données de l’instrument NIRPS, les résultats étaient beaucoup plus élevés que prévu. Comme le NIRPS n’est pas sensible à la gamme de longueurs d’onde qu’on nomme la bande K, les données de cet instrument ne possèdent pas de nombreuses raies qui étaient présentes dans les données de SPIRou. Cela a soulevé de nombreuses questions. Y a-t-il un décalage systématique vers des températures plus élevées ? Que se passe-t-il si nous calculons les températures raie par raie au lieu de le faire par groupes de 20 raies ?

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

En déterminant la température globale à l’aide de la technique ligne par ligne développée par les chercheurs de mon équipe, pour plusieurs étoiles et en comparant ces valeurs à des valeurs interférométriques antérieures, j’ai constaté que les températures spectroscopiques étaient décalées d’une valeur prévisible au-dessus des valeurs interférométriques. Cela s’appliquait aux données avec et sans la bande K. Ce décalage a pu être corrigé en introduisant un modèle de gradient de température. Cela nous a permis de comparer les spectres de flux avec les spectres de gradient et de ne sélectionner que les lignes sensibles aux changements de température. En prenant les lignes dont les valeurs de gradient étaient supérieures à 0,0004 et inférieures à -0,0004, les valeurs interférométriques et spectroscopiques ont pu être harmonisées pour les étoiles dont la température était supérieure à 3200 K.

Qu’as-tu appris cet été?

J’ai appris comment la température effective des étoiles est calculée à l’aide de méthodes spectroscopiques. J’ai aussi appris à quel point ces méthodes sont sensibles pour déterminer la température. Le fait de modifier la taille des lots, de supprimer une partie du spectre et de filtrer les lignes sélectionnées a un gros impact sur les résultats. Les températures effectives étant une propriété fondamentale des étoiles, cela souligne à quel point il est important d’améliorer ces méthodes.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Le plus grand défi auquel j’ai été confronté a été d’essayer de corriger les mesures de température effective pour les étoiles dont la température est inférieure à 3200 K (environ 2930 degrés Celsius). J’ai travaillé avec une large gamme de valeurs de tolérance pour filtrer les raies sensibles et, après avoir exécuté tout le code, j’ai constaté que les calculs pour les étoiles à basse température ne se corrigeaient pas comme ceux pour les étoiles à haute température. Leurs spectres comportaient également beaucoup moins de raies utilisables. J’ai essayé de corriger ces calculs en modifiant les températures du modèle ou en essayant différentes valeurs de tolérance, mais mes tentatives ont été vaines.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

J’ai vraiment apprécié que mon stage m’ait permis d’être créative et de mettre en pratique mes compétences en matière de résolution de problèmes. On m’a confié un problème général, puis on m’a laissée libre de décider des graphiques à créer et des données à comparer qui me semblaient importantes. Le fait de partager mes résultats avec mon superviseur a permis de faire avancer le projet dans de nouvelles directions ; j’ai donc eu l’impression de jouer un rôle clé dans le développement de mon projet de recherche.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Mon stage m’a permis d’acquérir une expérience précieuse dans le domaine de la recherche et a renforcé ma décision de poursuivre dans la recherche en astrophysique. Même si je trouvais la recherche sur les exoplanètes intéressante et passionnante, j’ai décidé de changer d’orientation et de me consacrer à la recherche en cosmologie dans les années à venir. Forte de cette expérience, j’espère postuler à des stages internationaux afin d’enrichir mon expérience et mes connaissances.

Kaiwen Chen

Stagiaire FRQNT de John Abbott College qui a travaillé avec Lisa Dang à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Mon stage portait sur la modélisation directe des courbes de phase des exoplanètes pour le futur télescope spatial ARIEL pour l’estimation de la vitesse du vent à partir de la courbe de lumière.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

L’étude des courbes de phase des exoplanètes révèle comment les vents redistribuent la chaleur. En modélisant ces courbes, nous pouvons estimer la vitesse des vents atmosphériques. Grâce à la précision d’ARIEL, cette méthode devient un outil puissant pour comprendre et comparer les atmosphères de mondes lointains.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

Lors de mon stage, j’ai découvert l’efficacité de la modélisation des données pour comprendre des systèmes complexes. Mon principal résultat a été la création d’un programme permettant d’extraire automatiquement des données des archives de la NASA et d’analyser les données d’observation à l’aide de techniques de modélisation. Grâce à ce programme, les données ont été traitées plus rapidement et leurs tendances mieux comprises.

Qu’as-tu appris cet été?

En partageant les responsabilités et en travaillant ensemble sur des projets de groupe cet été, j’ai amélioré mes compétences interpersonnelles. De plus, j’ai appris les fondaments de la modélisation directe, de l’analyse des courbes de lumière et de la science des exoplanètes. J’ai acquis une meilleure compréhension de la structure de la recherche scientifique et de la contribution de diverses compétences à la résolution de problèmes complexes en collaborant avec des personnes compétentes.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Durant mon stage, la programmation a été mon plus grand défi. Au début, j’ai eu du mal à comprendre comment organiser efficacement mon code et à résoudre les erreurs sans rester bloqué trop longtemps. Même les erreurs mineures me prenaient parfois beaucoup de temps à corriger, car j’étais encore en train d’apprendre à programmer.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

La visite à l’Observatoire du Mont-Mégantic a été mon moment préféré de mon stage. J’ai acquis un plus grand respect pour l’astronomie après avoir vu les télescopes et découvert le processus de collecte de données. Faire le lien entre mon travail de codage et les observations réelles des planètes et des étoiles a été motivant. La vue du ciel nocturne à l’Observatoire est d’une qualité inédite.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

J’ai l’intention d’étudier à l’Université McGill pour faire carrière en génie mécanique et aérospatial. Mon stage à l’IREx m’a permis d’acquérir une expérience précieuse en résolution de problèmes, en codage et en travail avec des données scientifiques réelles. Ces compétences me seront utiles en ingénierie, où les outils techniques et la pensée analytique sont essentiels. Cela m’a également donné plus d’assurance pour entreprendre des tâches difficiles.

Charles Lafontaine

Stagiaire de l’Université de Montréal qui a travaillé avec Romain Allart & Joost Wardenier à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Je devais travailler avec les données du télescope spatial James Webb afin de caractériser l’atmosphère de la Jupiter Ultra-Chaude WASP-76 b. Pour ce faire, j’ai utilisé un algorithme qui calcule de quoi auraient l’air les données selon différents paramètres de base et j’ai évalué si ce modèle fonctionne avec les données reçues.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Ce projet était intéressant, car l’analyse atmosphérique des exoplanètes est une branche de l’astrophysique en plein développement. Elle est aussi très prometteuse pour la recherche de potentielles formes de vie. Il est donc motivant et important de contribuer à l’avancement de ce domaine.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

En travaillant avec trois ensembles de données réduites, j’ai pu identifier différentes composantes potentielles de l’atmosphère de WASP-76 b. Le résultat le plus marquant concerne la molécule SiO, qui semble particulièrement prometteuse et utile pour expliquer une variation observée dans les données.

Qu’as-tu appris cet été?

C’était ma première expérience en astronomie, et j’ai beaucoup appris sur la détection des exoplanètes, l’analyse de leurs atmosphères et les facteurs influençant les données. J’ai surtout travaillé avec le module STARSHIP, ce qui m’a permis de me familiariser avec les retrievals, une méthode clé pour comparer modèles et observations.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Étant ma première expérience de recherche, le plus grand défi a été de m’orienter au départ. Il m’a fallu du temps pour comprendre les outils, assimiler les méthodes et développer une certaine autonomie. Par exemple, j’ai dû apprendre à utiliser ComputeCanada, une plateforme accessible à distance qui permet de lancer des codes qui sont lourds en calculs.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

Ce que j’ai le plus apprécié durant mon stage, c’est le support constant des membres de l’IREx. Mes deux superviseurs, Joost Wardenier et Romain Allart, étaient toujours disponibles pour répondre à mes questions. Même lorsqu’ils assistaient à des conférences, je pouvais facilement trouver un(e) autre membre de l’IREx prêt(e) à m’aider, ce qui créait un environnement de travail très collaboratif et motivant.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Je compte poursuivre mon parcours en physique jusqu’à la maîtrise et au doctorat. Ce stage a donc été une excellente occasion de découvrir concrètement le monde de la recherche et celui de l’astrophysique. Cette expérience m’a permis de mieux comprendre les méthodes, les défis et l’environnement de travail, ce qui m’aidera à mieux me préparer et à savoir à quoi m’attendre pour les prochaines étapes de mon parcours.

Antony Linares

Stagiaire Trottier de l’Université de Montréal qui a travaillé avec David Lafrenière à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Mon stage portait sur la détermination d’âges stellaires à l’aide d’observations de transits d’exoplanètes. L’observation d’un transit permet d’avoir une mesure de la densité de l’étoile hôte de l’exoplanète, et cette densité peut être utilisée pour estimer l’âge de l’étoile. L’utilisation de cette méthode avec le télescope spatial James Webb est très récente, et l’objectif de mon stage était d’évaluer son efficacité et ses limites.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Ce projet est intéressant, car déterminer l’âge des étoiles avec précision est très difficile. Cette méthode peut aider à déterminer l’âge des systèmes d’exoplanètes pour lesquels un transit a été observé avec une faible incertitude. Cela est essentiel pour bien comprendre l’évolution dans le temps des atmosphères d’exoplanètes ainsi que la formation des systèmes qui les contiennent.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

J’ai découvert que cette méthode améliorait grandement la précision de l’estimation de l’âge pour les étoiles semblables à notre Soleil. Par contre, les résultats sur des étoiles moins massives que le Soleil n’ont pas été concluants. L’utilisation de modèles d’évolution stellaire adaptés à ce type d’étoile permettrait probablement d’améliorer les résultats.

Qu’as-tu appris cet été?

Avec l’aide de mon superviseur, j’ai appris à extraire une mesure de densité stellaire à partir d’une observation de transit et à utiliser des modèles d’évolution stellaire pour prédire l’âge d’une étoile. J’ai également appris beaucoup de notions sur la physique stellaire et sur la manière dont sont produites les estimations des quantités physiques en astrophysique.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Le plus grand défi lors de mon stage a été de s’assurer de la crédibilité de mes résultats. En effet, la détermination de l’âge des étoiles dépend de modèles théoriques de physique stellaire. Il existe plusieurs modèles permettant d’estimer des âges stellaires, et ces modèles produisent des estimations différentes. Il est donc important de connaître les biais et les limites de chaque modèle et de comparer les estimations produites par ces différents modèles.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

J’ai eu l’opportunité d’effectuer un court séjour à l’Observatoire du Mont-Mégantic pendant mon stage, que j’ai beaucoup apprécié. En tant qu’astronome amateur, j’ai pu apprécier le site. Aider aux réglages d’un télescope professionnel et de ses instruments était une expérience marquante. J’ai également beaucoup appris sur le fonctionnement d’un observatoire astronomique.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Ce stage m’a permis d’avoir une première expérience de recherche en astrophysique, sujet qui m’a toujours passionné. Cela a confirmé mon choix de poursuivre des études dans ce domaine après mon baccalauréat. En effet, l’année prochaine, je souhaiterais continuer mes études en maîtrise. J’espère avoir la chance d’effectuer ma maîtrise au sein de l’IREx.

Tekaronhiakanere Maracle

Stagiaire de McGill University qui a travaillé avec Nicolas Cowan à McGill University

Sur quoi portait ton stage?

Mon stage portait sur l’amélioration des méthodes d’étude du transfert de chaleur sur les exoplanètes à l’aide de modèles d’équilibre énergétique à résolution spatiale. Je me suis plus particulièrement intéressée aux exoplanètes en rotation synchrone, qui présentent toujours la même face à leur étoile, ce qui se traduit par un côté jour et un côté nuit permanents. Ces modèles divisent la planète en tranches verticales afin de simuler le transfert de chaleur de la face diurne vers la face nocturne, par exemple grâce aux vents.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

C’est un domaine d’étude fascinant, car la compréhension du transfert de chaleur est essentielle à l’étude du climat des planètes. Une meilleure compréhension de la façon dont la chaleur se déplace dans l’atmosphère peut aider à répondre à des questions importantes sur une planète en révélant sa structure thermique, la composition de son atmosphère et la présence potentielle d’océans. Plus nous recueillons d’informations, mieux nous serons en mesure de comprendre les exoplanètes.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

Comme je n’étais stagiaire qu’à temps partiel, je n’ai pas obtenu de résultats concrets. Cependant, le travail auquel j’ai contribué cet été sera transmis à d’autres chercheurs et servira à l’étude de l’exoplanète WASP-121 b. Il fera éventuellement partie d’un ensemble d’outils plus large destiné à l’étude d’autres exoplanètes à l’avenir.

Qu’as-tu appris cet été?

Dès le premier jour, pendant le cours intensif sur les exoplanètes offert par le professeur Jason Rowe, j’ai appris tellement de choses fascinantes sur la science des exoplanètes : le fonctionnement des transits, pourquoi les étoiles jouent un rôle crucial dans ce domaine, et bien plus encore. J’ai continué à apprendre grâce à des présentations hebdomadaires sur mes recherches, qui m’ont permis de mettre en pratique ce que j’avais appris et d’approfondir mes connaissances. J’ai également eu l’occasion de discuter avec de nombreuses personnes étudiant aux cycles supérieurs, qui m’ont parlé de leurs recherches et de leur parcours universitaire, ce qui m’a donné encore plus envie de poursuivre ma propre aventure.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Le plus grand défi auquel j’ai été confronté était de me sentir en retard par rapport aux autres stagiaires, d’autant plus que j’étais l’une des plus jeunes participantes cette année. Je n’avais que peu ou pas d’expérience avec des outils tels que Python et LaTeX, j’ai donc dû apprendre beaucoup de choses très rapidement. Une autre leçon importante a été d’apprendre à poser des questions plutôt que de passer des heures à fixer un code bogué : demander de l’aide a fait une grande différence.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

L’un des aspects que j’ai préférés dans cette expérience a été de participer aux Cafés IREx, des rencontres hebdomadaires de l’Institut, où différentes personnes partageaient leurs travaux. Même si certains sujets étaient complexes, j’ai beaucoup appris lors de ces sessions. J’ai également beaucoup aimé apprendre à coder et comprendre le processus de recherche. J’ai trouvé tout cela incroyablement enrichissant. J’ai également eu la chance de rencontrer de nombreux autres étudiants, et j’aimerais beaucoup avoir l’occasion de collaborer à nouveau avec eux à l’avenir.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Cet été a été une expérience d’apprentissage exceptionnelle, car j’ai eu la chance de travailler avec des professeurs et des étudiants à la maitrise et au doctorat. Cela m’a beaucoup aidé à gagner en confiance quant à mon envie de poursuivre mes études. Comme je suis encore au début de mon parcours universitaire, je prévois de faire d’autres stages dans différents domaines qui m’intéressent, afin d’acquérir plus d’expérience. Cette opportunité m’a permis de réaliser à quel point les possibilités sont nombreuses, et je suis encore en train de découvrir dans quel domaine je souhaiterais me spécialiser pour les études supérieures.

Joliane Nadeau

Stagiaire Marie Curie du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu qui a travaillé avec René Doyon & Charles Cadieux à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Mon stage portait sur la détermination des masses des exoplanètes du système planétaire TOI-700, principalement à partir des données de vitesses radiales obtenues avec le spectrographe ESPRESSO. Bien que TOI-700 ait déjà fait l’objet d’analyses antérieures, l’objectif était d’estimer les masses des exoplanètes avec une précision accrue en utilisant des approches plus récentes. Pour ce faire, j’ai notamment utilisé l’indicateur dTemp, une nouvelle technique de détection d’activité stellaire qui mesure de fines variations de la température moyenne du disque de l’étoile, permettant ainsi de mieux distinguer les signaux planétaires de ceux produits par l’activité de l’étoile.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

L’étude des masses des exoplanètes de TOI-700 est particulièrement intéressante, car, combinée à la mesure de leur rayon obtenue par la méthode du transit, elle permet de calculer leur densité et d’évaluer leur composition. Ces données sont cruciales pour estimer leur potentiel d’habitabilité.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

Les études précédentes attribuaient à TOI-700 une période de rotation d’environ 54 jours. Toutefois, en modélisant son activité stellaire à l’aide des données dTemp obtenues avec ESPRESSO, j’ai identifié un signal très marqué autour de 29 jours, plutôt que 54. Ce signal pourrait-il correspondre à la véritable période de rotation de TOI-700? Afin de tester cette hypothèse et comprendre l’origine de ce signal, une nouvelle analyse conjointe, combinant nos mesures de vitesses radiales plus précises et l’indicateur dTemp, se révèle pertinente.

Qu’as-tu appris cet été?

Cet été, j’ai approfondi mes connaissances sur les méthodes de détection d’exoplanètes. J’ai notamment étudié la méthode des vitesses radiales, qui mesure les variations du mouvement d’une étoile induites par l’attraction gravitationnelle d’une planète en orbite, ainsi que la méthode du transit, qui consiste à observer la diminution de la brillance d’une étoile lors du passage d’une planète devant celle-ci. J’ai également appris à modéliser l’activité stellaire à l’aide de l’indicateur dTemp et de l’échantillonnage MCMC, ce qui m’a permis de mieux distinguer les signaux liés à l’activité de l’étoile de ceux générés par les exoplanètes.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

La première étape de mon stage a été la plus exigeante, en raison de la grande quantité d’informations à assimiler. Il m’a fallu un certain temps pour me familiariser avec le langage Python. Une fois les premières difficultés surmontées, j’ai pu progresser efficacement dans mon travail.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

J’ai beaucoup apprécié approfondir mes connaissances en astrophysique et faire partie d’une équipe partageant la même passion que moi. J’ai eu l’opportunité de participer à des activités enrichissantes, comme les Cafés IREx, qui m’ont permis de découvrir de nouveaux sujets chaque semaine. Bien que je sois arrivée plus tard que les autres stagiaires, j’ai été chaleureusement accueillie par l’équipe, que j’ai appris à connaître au cours de cette expérience.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Je compte poursuivre mes études en physique à l’Université de Montréal, où j’aimerais approfondir mes connaissances sur le fonctionnement de l’univers. L’astronomie a toujours été une passion pour moi, et grâce à mes stages, j’ai pu vivre des expériences enrichissantes tout en apprenant beaucoup et en développant mes compétences dans ce domaine. J’espère ainsi pouvoir travailler dans le domaine de l’astrophysique après mes études.

Charles-Antoine Parent

Stagiaire Trottier de l’Université Laval qui a travaillé avec Patrick Dufour à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Durant mon stage, je me suis intéressé aux caractéristiques d’un système stellaire triple dans lequel une naine blanche a été découverte, qui se trouve à proximité de notre Système solaire. Pour ce faire, j’ai utilisé, entre autres, des données de SPIRou afin de caractériser les propriétés des orbites et des atmosphères des étoiles du système.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Mon projet était intéressant, parce que les systèmes triples contenant des naines blanches sont peu communs, en particulier aussi proche de notre Système solaire. Cela nous permet d’étudier en précision la dynamique des étoiles, leurs masses et leurs propriétés, ce qui peut ensuite servir, par la suite, à valider nos modèles théoriques.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

Grâce aux données avec lesquelles j’ai travaillé, nous avons pu montrer que la variation de vitesse d’une étoile faisant partie d’un système binaire connu était causée par la présence d’une troisième étoile, qui s’est révélée être une naine blanche. Mon analyse de l’orbite de ces étoiles m’a permis de trouver leurs masses avec une très grande précision, ce qui constitue un résultat très précieux pour leur future analyse.

Qu’as-tu appris cet été?

Cet été, j’ai appris beaucoup sur la recherche en exoplanète, en naines blanches et sur les étoiles en général. J’ai aussi amélioré mes compétences en programmation et en analyse de données et ma compréhension des outils utilisés en astrophysique. Ce fut également l’occasion pour moi de pratiquer mes aptitudes pour la communication scientifique et pour la présentation de mes résultats.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Pour réaliser mon projet, j’ai dû me familiariser avec des outils et des techniques et un sujet que je connaissais peu, au départ. J’ai notamment eu à coder, par moi-même, une méthode pour pouvoir trouver les paramètres des orbites des étoiles du système que j’étudiais, étant donné que les codes existants n’étaient pas parfaitement adaptés à la nature des données avec lesquelles j’ai devais travailler.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

J’ai beaucoup apprécié toute l’équipe de l’IREx avec qui j’ai pu collaborer tout au long de mon stage. J’ai également aimé toutes les opportunités d’apprentissage que j’ai pu avoir au cours de l’été, allant des rencontres de groupes à mon séjour à l’Observatoire du Mont-Mégantic.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Après avoir fini ma dernière année au baccalauréat en physique à l’Université Laval, j’envisage de réaliser une maîtrise à l’Université de Montréal. Mon stage à l’IREx aura été une chance, pour laquelle je suis très reconnaissant, de développer mes compétences et mon intérêt pour la recherche, ce qui me motive et m’aidera beaucoup pour mes futurs projets académiques et professionnels.

Livia Poliquin

Stagiaire FRQNT de Marianopolis College qui a travaillé avec Jonathan Gagné au Planétarium d’Espace pour la vie/Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Pendant mon stage, j’ai écrit un code qui transforme les mesures de lumière de petites étoiles froides en âges probables pour une base de données de recherche afin de faciliter l’étude des jeunes étoiles et de leurs planètes. J’ai aussi travaillé sur un projet portant sur les Jupiters chaudes. Ce projet visait à évaluer l’utilité d’un programme d’observation pour contraindre leur taux de présence autour des jeunes étoiles de faible masse.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Ce que j’ai trouvé le plus intéressant, c’était de pouvoir appliquer ce que j’ai appris à l’école, comme la programmation en Python et les statistiques, dans un contexte de recherche concret, ainsi que de plonger dans des aspects très spécifiques et pointus de l’astrophysique que je n’aurais pas découverts autrement!

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

J’ai calculé des milliers d’âges stellaires, ce qui contribuera aux études d’étoiles jeunes et de leurs planètes dans le cadre de la base de données Montreal Open Clusters and Associations (MOCA). J’ai également aidé l’équipe de l’instrument NIRPS en évaluant la faisabilité d’un éventuel programme d’observation et j’ai conclu que cela était possible.

Qu’as-tu appris cet été?

J’ai appris la programmation pour l’analyse de données et comment l’appliquer à la recherche en astrophysique. J’ai également appris à estimer l’âge d’étoiles en analysant leurs raies d’absorption du calcium, et j’ai exploré divers aspects des exoplanètes, dont la façon dont les programmes de télescope sont conçus pour les étudier.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

En tant qu’étudiante au cégep, il y avait des notions que je ne connaissais pas encore, donc j’ai dû passer du temps à apprendre les bases. Mais j’ai trouvé comment compenser ça, et une fois que c’était fait, le travail est devenu beaucoup plus facile que ce que j’imaginais!

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

J’ai beaucoup apprécié acquérir une expérience pratique en astrophysique et développer des compétences concrètes dans le domaine. J’ai également aimé rencontrer les autres stagiaires, ainsi que les membres de l’IREx, tous très passionnés par leur domaine!

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

J’envisageais une carrière en astrophysique et mon stage m’a aidée à clarifier et orienter mes projets futurs.

Enola Quenet

Stagiaire de l’Université de Montréal qui a travaillé avec Romain Allart & Joost Wardenier à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Mon objectif cet été était d’adapter les codes STARSHIPS (un code basé sur un autre, appelé petitRadtrans) pour la spectroscopie d’émission à haute résolution (avec l’instrument NIRPS) afin d’obtenir un modèle atmosphérique de l’exoplanète WASP-189 b en étudiant principalement l’abondance du fer.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Une partie intéressante de mon projet a été de trouver quels seraient les problèmes rencontrés en travaillant à haute résolution avec un spectre d’émission et de trouver les solutions pour y remédier. Le code STARSHIPS n’avait pas encore ou très peu été utilisé pour de la haute résolution avec NIRPS sur un spectre d’emission. Ensuite, le but était d’avoir un premier regard sur l’atmosphère de WASP-189 b en trouvant les bonnes réductions à réaliser.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

Un premier résultat a été les maps kp-vsys (explorant les paramètres de vitesse radiale et orbitale) qui montrent clairement la détection de la planète. Sur un total de 5 nuits, j’ai obtenu 3 excellentes détections, une avec des figures étranges et une sans aucune détection. Cela a permis de définir des paramètres de masquage adaptés à chaque nuit et d’identifier celles qui nécessitent plus de travail. Par la suite, j’ai pu extraire un spectre à partir des données réduites avec des paramètres suffisamment proches des valeurs attendues.

Qu’as-tu appris cet été?

J’ai appris à utiliser petitRadtrans ainsi que les méthodes de réduction, de corrélation croisée et comment extraire les propriétés atmosphériques d’une exoplanète. J’ai découvert les spécificités des jupiters ultra-chaude et comment réussir à créer un modèle atmosphérique à partir de son spectre d’émission.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Mon plus gros défi a été d’apprendre à utiliser toutes les commandes du code STARSHIPS mais surtout de me mettre à niveau sur toutes les connaissances requises à la compréhension des exoplanètes, de leurs atmosphères et sur l’utilisation de leurs spectres d’émission et de transmission.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

J’ai adoré mon stage parce qu’il m’a permis d’en apprendre énormément sur les exoplanètes et leurs atmosphères. C’était ma première expérience de recherche scientifique et ça m’a permis de découvrir différents aspects du travail dans ce milieu.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Après cet été, j’ai la conviction de vouloir continuer en astrophysique. Mon stage m’a aidée à apprendre beaucoup de bases qui me seront très certainement utiles dans le futur. En attendant, mes superviseurs de stage m’ont offert l’opportunité de continuer à travailler à temps partiel sur des projets similaires !

Alexandra Rochon

Stagiaire de McGill University & McMaster University qui a travaillé avec René Doyon & Lisa Dang à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

J’ai utilisé des images capturées par l’instrument MIRI à bord du télescope spatial James Webb pour étudier l’exoplanète rocheuse LHS 1140 c. Ces images sont prises lorsque la planète passe derrière son étoile hôte, ce qui réduit la luminosité qu’on reçoit, nous permettant de déterminer la température de la planète et de contraindre son orbite. Le but de mon projet était de développer une méthode pour analyser ce type d’observation. Je suis revenue à l’IREx cet été pour finir ce projet que j’avais commencé à l’été 2024!

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Cette exoplanète fait partie du système LHS 1140 qui a beaucoup fait jaser à l’IREx l’an dernier parce que la seconde exoplanète du système, LHS 1140 b, est potentiellement couverte d’océans! Cette planète se trouve également dans la zone habitable de son étoile, ce qui fait de ce système le deuxième plus proche de nous, après le système de Trappist-1, où on pourrait trouver de l’eau liquide à la surface d’une planète. L’étude de la planète c nous a permis de mieux comprendre ce système et d’en apprendre plus sur l’intrigante planète b.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

Ce projet avait pour but de mieux comprendre les problèmes qui surviennent lors de la réduction des données et de développer une méthode efficace pour gérer le bruit dans les données. Nous avons développé une nouvelle méthode pour modéliser le signal dans les données, ce qui nous donne des résultats en accord avec les valeurs déjà publiées, et nous améliorons même leur précision! Je suis en train d’écrire un article scientifique sur notre méthode et nos résultats!

Qu’as-tu appris cet été?

La plus grande partie de mon stage a été consacrée à l’écriture de l’article scientifique pour publier mes résultats. C’était un processus qui était nouveau pour moi et j’ai beaucoup développé mes aptitudes d’écriture scientifique. J’ai découvert tout le travail nécessaire à la préparation d’un article qu’on soumet au processus de revue par les pairs, et je suis très contente d’avoir eu cette expérience qui me préparera bien pour les études supérieures.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

La communication scientifique est un art et un véritable défi. En rédigeant mon article, j’ai eu de la difficulté à trouver les mots justes et à formuler mes idées en phrases claires. J’ai constaté que faire un plan détaillé avant de commencer et travailler sur les sections une à une m’a beaucoup aidée. Ça a été tout un apprentissage!

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

C’était mon troisième été passé à l’IREx. J’ai vraiment apprécié mon projet et j’aime faire partie de l’Institut, de la communauté, et avoir la chance de participer à des activités enrichissantes comme les Café IREx ou la conférence EXOCLIMES 7, ainsi que les rencontres avec les autres stagiaires. J’ai également visité l’Observatoire du Mont-Mégantic pour la deuxième fois pour travailler avec le télescope pendant quelques jours et c’est une expérience que j’ai adorée!

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Je débute une maîtrise en astrophysique à l’Université McMaster cet automne. J’étudierai les exoplanètes et, même si mon projet sera différent de ce que j’ai fait à l’IREx, mes stages m’auront beaucoup aidée à me préparer pour les études supérieures. Au cours des trois stages que j’ai fait à l’IREx, j’ai exploré des aspects variés de la science des exoplanètes, comme la modélisation du climat, les observations photométriques, les jupiters chaudes et les planètes terrestres. Je me sens prête à entreprendre un tout nouveau projet et je sais que mes apprentissages jusqu’ici m’ont préparée au succès.

Alexis Roy

Stagiaire Trottier de l’Université de Sherbrooke qui a travaillé avec Jason Rowe à Bishop’s

Sur quoi portait ton stage?

Mon stage portait sur le développement d’un modèle codé en Python qui génère des courbes de lumière de transit. J’ai ensuite utilisé ce modèle pour ajuster les données du télescope spatial TESS, ce qui nous permet de déduire les propriétés des objets en transit. J’ai appliqué cette procédure à l’ensemble du catalogue d’objets d’intérêt de TESS, afin de corriger les erreurs présentes dans celui-ci.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Ce projet était très intéressant, car il m’a permis d’explorer différents sujets. J’ai eu l’occasion d’utiliser mon expérience en codage pour développer un modèle de transit accessible à tous. J’ai également eu la chance de travailler avec des données provenant d’un télescope spatial et de les utiliser pour déterminer les propriétés d’objets nouvellement découverts, ce que je trouve très fascinant.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

En travaillant sur le catalogue TESS, je cherchais également des nouveaux transits qui n’avaient pas été détectés auparavant dans les données. J’ai trouvé environ 3 ou 4 candidats d’exoplanètes intéressants, ce qui signifie que ces systèmes pourraient potentiellement être multiplanétaires. Les systèmes multiplanétaires sont relativement rares, donc c’est important d’en découvrir de nouveaux.

Qu’as-tu appris cet été?

Cet été, j’ai beaucoup appris sur la science qui se cache derrière les transits. Même si le concept semble simple à première vue, il est en réalité beaucoup plus compliqué. Par exemple, la raison pour laquelle les transits ont une forme en « U » et ne sont pas plats à la base est que les étoiles semblent plus brillantes lorsqu’on regarde leur centre plutôt que leur bord. Je n’avais jamais pensé à ce concept auparavant!

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Travailler avec les données de TESS peut parfois être compliqué. Les données peuvent être pleines de bruit et, même s’il existe des moyens de les nettoyer, ça ne fonctionne pas toujours parfaitement. Cela peut nuire à la procédure d’ajustement ou à l’algorithme de recherche des transits et devenir vraiment compliqué par la suite.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

Ce que j’ai le plus apprécié dans mon stage, c’est le fait que le travail que j’ai accompli pendant l’été sera utilisé par la communauté scientifique. Par exemple, mon modèle de transit devrait être utilisé dans l’algorithme du télescope spatial Roman pour trouver des exoplanètes en transit. Je suis ravi de savoir que mon travail aura un réel impact.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Andrea Vu

Stagiaire de l’University of Waterloo qui a travaillé avec Loïc Albert à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Mon stage consistait à étudier les naines blanches dans les images obtenues avec l’instrument MIRI du JWST à l’aide d’une technique appelée « PSF fitting » afin de rechercher des compagnons proches et peu lumineux qui pourraient être masqués par la lumière de l’étoile. J’ai également travaillé sur le test de la sensibilité du code du PSF fitting à l’aide de la méthode d’injection et de récupération, dans laquelle j’ai simulé de faux compagnons et vérifié si le code pouvait les trouver. Cela permet de fixer des limites de détection et d’améliorer notre capacité à identifier les véritables exoplanètes ou compagnons autour des naines blanches.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Je suis quelqu’un qui apprend très bien visuellement, donc tout le processus m’a vraiment captivé. La partie injection, où j’ai construit des choses presque à partir de zéro, était particulièrement passionnante, car je pouvais voir à quoi ressemblait chaque étape de mon code visuellement et regarder les images se transformer en binaires simulés. J’ai également adoré le moment gratifiant où les résultats souhaités sont apparus à l’écran. Dans l’ensemble, ce projet m’a permis de faire le lien entre la programmation et l’astrophysique de manière très concrète.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

Après avoir effectué le PSF fitting, j’ai identifié trois candidats possibles de compagnons, mais ils nécessitent encore des tests supplémentaires pour être confirmés. Pour l’analyse de sensibilité, j’ai généré une carte chromatique montrant la fraction récupérée des binaires injectées lors de ma deuxième série de tests. Ce résultat me rapproche à une étape seulement de la construction de la ligne de récupération à 50 %, qui servira de seuil de détection pour la méthode.

Qu’as-tu appris cet été?

Cet été, j’ai acquis un large éventail de compétences, allant de la configuration d’environnements et l’utilisation du terminal à l’exécution de scripts sur des superordinateurs. Je suis devenue beaucoup plus à l’aise en programmation, en découvrant de nouvelles bibliothèques et techniques utilisées en astronomie. Sur le plan de la recherche, j’ai acquis une meilleure compréhension du PSF fitting et de la manière d’évaluer la sensibilité d’une méthode grâce aux tests d’injection et de récupération. J’ai également développé une meilleure maîtrise des différents types de données collectées par divers télescopes et de leur analyse.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Le plus grand défi que j’ai rencontré cet été a été la courbe d’apprentissage technique assez abrupte. Au départ, je devais comprendre comment exécuter mon code sur le terminal Linux tout en utilisant un ordinateur portable sous Windows, ce qui m’a forcée à m’adapter à un système complètement différent. Ensuite, j’ai dû apprendre à travailler sur la plateforme informatique virtuelle CANFAR, ce qui demandait d’adapter mon flux de travail à un nouvel environnement. Enfin, j’ai dû tout mettre à l’échelle et exécuter de grandes séries de mon code sur un superordinateur. Cette tâche était à la fois intimidante et excitante, mais elle m’a finalement donné beaucoup de confiance dans la gestion du traitement de données à grande échelle.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

Ma partie préférée du stage a sans doute été l’équipe de l’IREx et la manière dont tout le monde a été accueillant et bienveillant. Dès le premier jour, je me suis sentie incluse, et chaque fois que j’avais des questions sur le codage, les concepts astronomiques ou même des conseils de carrière, mon superviseur ou un autre membre de l’équipe était toujours prêt à m’aider. Leurs encouragements ont non seulement facilité le processus d’apprentissage, mais ont également créé un environnement de travail très positif et inspirant. Je me suis vraiment sentie à ma place, ce qui a rendu cette expérience encore plus enrichissante.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Ikram Beghdadi

Stagiaire en instrumentation de la Polytechnique de Montréal qui a travaillé avec toute l’équipe de l’OMM (Frédérique Baron, Lison Malo, Philippe Vallée, Jonathan St-Antoine) à l’Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Mon stage portait sur la conception du spectromètre astronomique VROOM pour le télescope de l’Observatoire du Mont-Mégantic. J’ai travaillé sur la modélisation 3D du cryostat, qui comprend le refroidisseur cryogénique et l’enceinte sous vide. Je me suis concentrée sur les meilleures méthodes pour créer et maintenir le vide dans cette enceinte, afin d’assurer une préservation optimale des conditions nécessaires à l’obtention de la meilleure qualité possible des images du spectromètre. J’ai également analysé à plusieurs reprises les différentes options afin de concevoir le modèle d’absorbeur d’humidité le plus adapté.

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Ce qui était intéressant pour moi dans ce projet était la possibilité de travailler avec un environnement sous vide. En tant qu’ingénieure mécanique, nous sommes habituellement confrontés à des conditions normales, mais le fait de travailler dans un environnement sous vide change complètement les paramètres de travail, notamment le transfert de chaleur et le comportement des matériaux. Cela m’a permis d’adopter de nouvelles techniques et d’approfondir ma compréhension du fonctionnement du cryostat dans le spectromètre VROOM.

Qu’as-tu découvert? Quel est ton résultat le plus important?

Mon résultat le plus important est le modèle CAD (conception assistée par ordinateur) final du cryostat que j’ai conçu à travers l’assemblage de ses différentes composantes. Certaines pièces devront être fabriquées, d’autres achetées, afin d’obtenir le cryostat final. Un autre composant crucial que j’ai modélisé en 3D est l’absorbeur d’humidité, également appelé « getter ». Son modèle a été optimisé au fil de plusieurs itérations durant mon stage pour garantir les meilleures performances possibles dans le maintien du vide et la préservation des conditions nécessaires à la qualité des images du spectromètre.

Qu’as-tu appris cet été?

Cet été m’a permis d’acquérir de nombreuses connaissances en instrumentation astronomique. J’ai également pu approfondir mes notions sur les exoplanètes grâce à la formation accélérée donnée par le professeur Jason Rowe. De plus, les nuits à l’Observatoire du Mont-Mégantic ont été particulièrement enrichissantes pour mieux comprendre à quoi peut ressembler le métier d’astronome.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Mon plus grand défi a été de me familiariser avec un domaine auquel je n’avais jamais été confrontée auparavant. Mon programme d’études en génie mécanique est très général et ne se spécialise pas dans un domaine précis, et le domaine de l’astronomie est l’un des plus éloignés de ceux que j’avais explorés lors de mes stages précédents.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

Ce que j’ai le plus apprécié dans mon stage, c’est la bonne organisation et le fait d’être bien entourée par mes collègues et mes superviseurs. Ces derniers étaient très compétents et accessibles, ce qui m’a permis d’apprendre énormément. De plus, je ne me suis jamais retrouvée sans réponse, car l’équipe était organisée de manière à ce qu’il y ait toujours quelqu’un pour répondre à mes questions dans les meilleures conditions possibles.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Le domaine de l’astronomie et de l’aérospatiale est fascinant, et mon stage a confirmé mon intérêt pour ces secteurs.

Danika Belzile

Stagiaire de l’Université de Montréal qui a travaillé avec Jonathan Gagné au Planétarium d’Espace pour la vie/Université de Montréal

Sur quoi portait ton stage?

Mon stage portait sur les populations d’étoiles dans le voisinage du Soleil. À l’aide de la base de données MOCA, contenant une dizaine de milliers d’associations et d’amas d’étoiles (élaborée par mon superviseur Jonathan Gagné), j’ai créé des graphiques pour visualiser la démographie des étoiles (leurs âges, leurs périodes de rotation, leurs couleurs, etc.).

Qu’est-ce qui est intéressant à propos de ce projet?

Les graphiques que j’ai réalisés pourront servir comme outils pour déterminer l’âge d’une étoile. Par exemple, j’ai fait un graphique avec quelques milliers d’étoiles qui montre comment évoluent leurs périodes de rotation. Grâce aux tendances mises en évidence dans la figure, il devient possible d’estimer l’âge d’une étoile à partir de sa période de rotation. Connaître l’âge des étoiles est essentiel pour comprendre la formation de exoplanètes et des objets substellaires, comme les naines brunes.

Qu’as-tu appris cet été?

J’en ai appris davantage sur les étoiles et leurs caractéristiques. Par exemple, j’ai appris que la période de rotation des étoiles ralentit avec le temps à cause d’un effet appelé le « freinage magnétique ». De plus, en utilisant les données du télescope GAIA et en visitant l’Observatoire du Mont-Mégantic, je comprends mieux comment les astronomes obtiennent leurs données à partir de télescopes.

Qu’est-ce qui a été le plus gros défi?

Mon défi a été d’oser demander de l’aide à mon superviseur quand je rencontrais un problème ou que je ne comprenais pas une tâche. Au début, j’avais peur de déranger mais, au fil des semaines, j’ai appris à quel point poser des questions permet de mieux comprendre son projet, d’économiser du temps et de s’améliorer.

Qu’est-ce que tu as aimé le plus à propos de ton stage?

Ce que j’ai aimé le plus, ce sont les personnes que j’ai eu la chance de côtoyer. Mon superviseur, Jonathan Gagné, est un mentor et un chercheur hors pair. J’ai aussi tissé des liens avec les autres stagiaires et j’ai rencontré des chercheurs inspirants à l’IREx et d’ailleurs dans le monde.

Quels sont tes projets d’avenir et en quoi ton stage t’aidera-t-il à les réaliser?

Mon objectif est d’intégrer la grande famille de l’IREx en tant que chercheuse! Pour y parvenir, je compte faire d’autres stages en astrophysique tout en poursuivant mes études en physique.