Amélie Gressier

Chercheuse postdoctorale Trottier, Université de Montréal

Amélie Gressier est chercheuse postdoctorale et boursière Trottier à l’Institut Trottier de recherche sur les exoplanètes (IREx) à l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur l’étude des atmosphères d’exoplanètes afin de comprendre la transition entre les planètes rocheuses comme la Terre et les planètes riches en gaz comme Neptune. Elle s’intéresse en particulier aux super-Terres et sous-Neptunes, des planètes de taille intermédiaire qui représentent la population la plus abondante dans la Galaxie mais n’ont pas d’équivalent dans notre Système solaire. En utilisant les observations du télescope spatial James Webb (JWST), elle analyse les spectres de leurs atmosphères afin d’identifier les molécules présentes et de mieux comprendre leur formation, leur évolution et leur potentiel d’habitabilité.

Avant son arrivée à Montréal, Amélie était chercheuse postdoctorale au Space Telescope Science Institute à Baltimore, où elle travaillait au cœur de l’exploitation scientifique des données du JWST. Elle fait partie de plusieurs collaborations GO et GTO des instruments de Webb et a notamment publié le spectre NIRSpec de la super-Terre L98-59 d, révélant l’absorption d’espèces soufrées et suggérant une potentielle activité volcanique.

Amélie a obtenu un doctorat en astronomie et astrophysique de l’Université Paris-Saclay. Sa thèse, réalisée en collaboration entre l’Institut d’Astrophysique de Paris et l’Observatoire de Paris, portait sur le développement de méthodes d’analyse des données du télescope spatial Hubble ainsi que sur des modèles d’inférence bayésienne pour la caractérisation des atmosphères d’exoplanètes. Elle y a notamment publié le premier spectre infrarouge de l’exoplanète TRAPPIST-1 h, montrant que cette planète froide ne pouvait pas avoir conservé une atmosphère riche en hydrogène. Avant son doctorat, Amélie a obtenu un Master de recherche en astrophysique à l’Observatoire de Paris. Elle y a étudié l’évaporation atmosphérique de Jupiters chauds à partir d’observations Hubble en proche ultraviolet, détectant l’échappement atmosphérique de WASP-121 b et WASP-79 b.

Avant de se consacrer à l’astronomie, Amélie a suivi une formation d’ingénieure aéronautique à l’École Nationale de l’Aviation Civile (ENAC). Elle a travaillé sur l’impact des aérosols sur les communications radar, un projet récompensé par le premier prix de la conférence européenne PEGASUS en 2019. Elle a également effectué un stage à l’Agence spatiale européenne (ESA) à Rome, où elle a contribué au segment sol pour le traitement d’images radar du satellite Sentinel-1 pour le suivi des catastrophes naturelles.

Amélie Gressier
Chercheuse postdoctorale Trottier, Université de Montréal